dimanche 15 février 2015

Derniers moments ...






Un peu tristes de quitter ce beau pays mais enfin, voilà, il faut bien une fin ...
Nous sommes revenus à notre point de départ, Chefchaouen, qui malgré un temps plutôt médiocre, nous a encore enchanté. 
Puis, nous avons filé à travers l'Espagne et sommes arrivés hier en France. 
Déjà, la belle lumière marocaine nous fait défaut mais on s'est promis de revenir l'an prochain ...

dimanche 8 février 2015

Essaouira

Il a bien fallu quitter Tafraoute et ses belles montagnes pour commencer à nous rapprocher de la France (ça sent la fin de voyage ...). Nous sommes remontés d'un trait jusqu'à Essaouira (la côte entre Agadir et Essaouira est beaucoup plus belle qu'au sud d'Agadir, Philippe s'est repéré quelques spots de surf pour la prochaine fois).
Essaouira : que dire qui n'ait déjà été dit ? De beaux remparts, un port animé, une très belle plage mais une médina décevante envahie de boutiques et qui n'est plus vraiment authentique. Malgré tout,  la ville ventée et ses mouettes garde un certain charme ... Surtout, nous avons fait à nouveau de belles rencontres autour des 911 ...  des allemands vraiment super sympas, Claas, Stéphanie et Martin. On s'est même improvisé une petite soirée gin tonic et salsa ...













Bain de soleil et thé à la menthe avec Steph

Kéziah s'est encore fait des copines !!

Les professionnels du 911, Martin et Claas, entourent le novice ...

Claas et Steph

Salut, salut !! (Mercedes 917 de Claas à gauche, Mercedes 911 de Martin à droite)

jeudi 5 février 2015

Un petit tour sur la côte ... et retour à Tafraoute

Après Guelmim, nous étions curieux et un peu pressés d'aller voir la mer. De Guelmim, nous sommes partis vers la Plage Blanche à une soixantaine de kilomètres. Déjà le temps changeait, quelques gouttes de pluie commençaient à tomber et le soleil nous avait quitté. La route entre Guelmim et la Plage Blanche est désertique et pas très belle, il faut l'avouer. Arrivés sur les coups de 13 heures sous un ciel très maussade, nous avons cherché un restaurant mais à la Plage Blanche, il n'y a rien !!! Quelques baraques et la plage en contrebas avec une mer pas très accueillante. Pour couronner le tout, presque plus de gasoil et la piste en bord de mer que nous souhaitions prendre pour longer la côte vers le nord, impraticable ! Du coup, une seule solution : retourner à Guelmim pour déjeuner (120 km aller/retour pour rien, heureusement Kéziah a dormi pendant tout ce temps) et viser un autre endroit. J'avais lu sur un guide qu'il y avait un très joli village de pêcheurs à 18 km au sud de Sidi Ifni (Sidi Ouarseg). D'après ma carte, on pouvait rejoindre Sidi Ouarseg sans passer par Sidi Ifni. Bon, c'était pas une réussite comme idée car on a fait un grand détour dans les montagnes pour rien (c'est sûr, au prochain voyage, on a un GPS !) mais on a fini par arriver à Sidi Ouarseg en fin d'après-midi. Bon, joli village c'est beaucoup dire, quelques maisons de pêcheurs, pour beaucoup, non terminées et avec le temps maussade, il y avait un côté un peu désolé.

Sidi Ouarseg
Le lendemain, nous nous sommes arrêtés à Sidi Ifni où nous avons déjeuné avec un excellent tajine de poissons dans un restaurant en face du souk. Même si la pause fut courte, nous avons bien aimé cette petite ville (malgré le trop grand nombre de camping-caristes) puis nous avons filé vers Mirleft, une trentaine de km plus au nord. Nous avons trouvé cette côte bien peu intéressante au regard des paysages magnifiques de l'intérieur. Nous avons passé la nuit à Mirleft qui, malgré ses abords peu attirants, possède un tout petit centre sympathique.

Souk de Mirleft

Arcades dans la rue centrale de Mirleft


Aussi, après cette partie de côte décevante, nous avons décidé de retourner à Tafraoute que nous avions quitté trop vite. Nous avons retrouvé notre bel emplacement entouré des montagnes et en compagnie des chèvres et des arganiers (les chèvres adorent brouter les arganiers) :

On aime vraiment beaucoup cet endroit !

Elles n'hésitent pas à grimper dans les arbres !

Arganier avec ses noix qui ressemblent un peu à des olives

A Tafraoute, on s'est baladé à pied, à vélo, bref on s'est posé !

Détente sur le tapis (fraîchement acheté) de notre minuscule salon marocain
On a fait une très jolie balade tout près de Tafraoute sur la route de Tiznit dans le village d'Aday.
Et en avant, c'est parti !!

Rencontre sympathique dans la palmeraie (vous remarquerez que notre siège bébé a quelque peu souffert, on l'a rafistolé comme on a pu en Crète)

Mosquée rouge du village d'Aday

Village d'Aday


Détail des ravissants petits volets peints

Maison traditionnelle du village d'Aday
Au souk, mardi soir, alors que nous attendions tranquillement que nos amandes soient moulues pour obtenir l'amlou (sorte de pâte à tartiner que l'on mélange souvent avec du miel et de l'huile d'argan), nous avons rencontré Khadija, sa fille Fatamzara et son fils Ali, tous de Casablanca mais originaires de Tafraoute et qui nous ont invité à passer chez eux le lendemain. Ce que nous avons fait, nous y avons bu le thé et mangé encore une fois (chanceux que nous sommes) un vrai couscous maison. Khadija et sa fille ont tenu à ce que je porte la tenue traditionnelle pour les femmes ici à Tafraoute le temps de quelques photos (où je me suis sentie passablement ridicule) :

Et j'ai mis la meilleure photo !
 Nous avons là encore rencontré des gens très gentils qui ont tenu à visiter notre camion :

Khadija adore les "caravanes" comme ils disent ici !

La famille au complet : Hassan, le papa, Khadija, la maman, Fatamzara, la fille et Ali le fils

Mère et fille en tenue traditionnelle

Et Kéziah s'est fait un nouveau copain !

dimanche 1 février 2015

L'anti-atlas : de Tafraoute à Guelmim

Après Tafraoute, nous avons pris la direction des gorges d'Aït Mansour, que nous avons pu découvrir en vélo pour une bonne partie. Les gorges sont très étroites au début et on passe au milieu d'une végétation luxuriante puis la vallée s'élargit et on longe alors de jolis villages bordés d'oasis. Dans les villages, les maisons en pisé (mélange de terre, pierre et paille) sont petit à petit laissées à l'abandon et remplacées par des maisons en béton (c'est vrai pour tout le Maroc). Le style des maisons est heureusement conservé, les maisons sont du coup plus colorées mais j'avais le souvenir de villages entiers couleur terre se fondant dans le paysage ... Sûrement un mieux pour les marocains ...  Quelques photos prises dans les gorges :





 
Puis notre objectif était de rejoindre le village d'Amtoudi par une piste prête à goudronner. A la sortie des gorges, nous avons pris la direction d'Izerbi. Ça a pris beaucoup plus de temps que prévu si bien que nous sommes arrivés à Izerbi, la nuit était déjà bien installée. Nous tournions dans le village depuis un petit moment à la recherche d'un endroit où dormir quand un homme nous a proposé de le suivre dans son petit village à 2 km de là pour y passer la nuit. Contrairement à Zagora, cette fois-ci, nous avons été bien inspirés de le suivre car le lendemain, nous étions d'abord invités à prendre le thé chez lui puis à préparer et manger le couscous. Nous qui rêvions de manger un couscous chez l'habitant, c'était parfait ! Parfait pour Kéziah aussi qui a pu passer une bonne partie de la journée à jouer avec les enfants de la maisonnée (par chance, ce sont les vacances scolaires au Maroc). La maison d'Hassan est une maison de famille, tout le monde vit à Casablanca sauf la grand-mère qui vit là.
Ramassage des carottes dans le potager en prévision du couscous

Épluchage des légumes avec Khadija, la sœur d'Hassan

Kéziah pleinement occupé par les petites filles de la maison

Khadija concentrée sur la semoule

C'est la maman d'Hassan et de Khadija qui a fait elle-même le grain pour le couscous

Pendant ce temps (3h de préparation pour le couscous), une petite fille s'occupe de Kéziah

Deux petites filles que Kéziah aurait bien gardé avec nous (Safia et Isra, les deux filles de Khadija)
Au final, le couscous était excellent !
En discutant avec Hassan, sachant que nous devions passer par le village d'Igmir où il a un ami de 20 ans, nous avons quitté son village dans l'après-midi, embarquant avec nous dans le camion, Hassan, son ami Ahmed venu lui aussi de Casablanca et son fils Zacharia, pour le village d'Igmir. 25 km d'une bonne piste cette fois-ci avec une arrivée impressionnante sur le village en contrebas de la vallée.


Nous devions simplement les déposer et continuer notre route. Mais à l'arrivée, nous avons été accueillis par Ahmed, en quelque sorte un "chef" pour le village, et priés à boire le thé. On n'a pas pu refuser et du coup, c'était trop tard pour repartir. On est resté dormir dans le village et on a passé un très bon moment en compagnie de nos nouveaux amis. Le village est magnifique, on a sympathisé avec pas mal de gens et Philippe a passé la soirée avec eux (tandis que je loupais le tajine pour cause de surveillance de Kéziah qui dormait dans le camion !! Zut, il paraît qu'il était très bon !!).
Le lendemain matin, après avoir salué nos amis qui partaient au souk voisin, nous avons repris notre route en ayant le sentiment d'avoir vécu de vrais bons moments de partage.

Voilà notre camion posé seul dans la "rue" principale du village.

Village d'Igmir, un vrai coup de cœur !

Sur l'éperon rocheux, une ancienne "banque"!!

Petite balade le long de la palmeraie

Nos amis qui partent au souk avec une Renault 12 !! (de gauche à droite : Hassan, Philippe, Ahmed le "chef" du village, Ahmed, l'ami d'Hassan et Zacharia son fils)

Au revoir les amis !!
La piste après Igmir traverse encore des villages bordés d'oasis où l'on a envie de s'arrêter à chaque instant :

Village après Igmir
Après le charme d'Igmir, l'arrivée à Amtoudi, au contraire, nous a déçue : le village est bien moins pittoresque, beaucoup plus touristique (ce n'est pas difficile, à Igmir, nous étions seuls !!). Il a cependant un intérêt : il possède un très bel agadir, un ancien grenier communautaire, construit sur un éperon rocheux dominant le village. La balade pour y accéder est agréable, la vue sur le village et les alentours très belle et l'endroit en soi intéressant (une visite guidée aurait été bienvenue).

Agadir d'Amtoudi

Gravures rupestres découvertes par hasard près de l'agadir
Fin de journée à Amtoudi

Toits-terrasses du village

Oasis d'Amtoudi. Les amandiers sont en fleur et leur parfum est délicieux ...
Nous avons donc quitté Amtoudi rapidement pour rejoindre Guelmim, grande ville du sud, où par chance se tenait le grand souk hebdomadaire (samedi) avec une partie réservée aux animaux (dromadaires, chèvres, moutons, vaches). Très typique !

Souk de Guelmim

Chameaux attendant d'être vendus

Couleurs et senteurs des épices

Bébé chameau de 4 mois. Il nous a fait de la peine, il avait l'air perdu ...

Et celui-ci repart avec une vache


Celui-là, un chameau !! Décidément, le pick-up, ça sert à tout !